
Votre plancher de garage ressemble à une carte routière ? Fissures, écaillage, taches blanches impossibles à enlever. Chaque printemps, c’est la même histoire : le béton a encore pris un coup. La slush que votre char ramène de la rue, le sel de calcium que la ville épand généreusement sur les trottoirs — tout ça finit par bouffer votre plancher. Soyons honnêtes : à Laval comme ailleurs au Québec, un béton nu dans un garage, ça ne fait pas long feu.
L’essentiel sur l’époxy et l’hiver en 30 secondes
- Le béton nu absorbe l’eau et le sel — chaque cycle gel-dégel l’endommage un peu plus
- L’époxy crée une barrière imperméable qui bloque cette pénétration
- La préparation du béton détermine tout : mal faite, l’époxy décolle dès le premier hiver
- Comptez entre 3 $ et 12 $ du pied carré pour une installation professionnelle au Québec
Ce que le gel-dégel fait vraiment à votre plancher de garage
Laval subit des dizaines de cycles gel-dégel chaque hiver. Selon les données de l’Atlas climatique du Canada, ces fluctuations quotidiennes entre températures positives et négatives sont le premier ennemi de votre béton. Pas besoin d’un hiver extrême. C’est la répétition qui tue.
Comment ça marche ? Le béton est poreux. L’eau s’infiltre dans les micro-fissures. Quand la température chute sous zéro, cette eau gèle et prend du volume — environ 9 % de plus. La pression fait éclater le béton de l’intérieur. Puis ça dégèle. Puis ça regèle. Et ainsi de suite, parfois plusieurs fois par semaine en janvier-février.

Ce qui se passe sous vos pieds chaque hiver
Novembre : premiers sels de déglaçage sur les routes. Décembre à février : accumulation de slush et de calcium sous les véhicules. Mars : cycles gel-dégel intenses avec les redoux. Avril : vous constatez les dégâts — fissures, écaillage, surface qui s’effrite. Ce cycle se répète année après année.
Ajoutez à ça les sels de déglaçage. Selon une étude de l’APCHQ, les chlorures de calcium sont chimiquement réactifs avec les éléments contenus dans les pâtes de ciment. Traduction : le sel ne fait pas que fondre la glace sur votre entrée. Il attaque la structure même du béton. Et votre char ramène ce cocktail directement dans le garage.
Pourquoi l’époxy encaisse mieux les hivers que le béton nu
Pensez à un plancher de bois franc. Sans vernis, il absorbe l’eau, gonfle, craque. Avec une bonne finition, il reste stable pendant des décennies. L’époxy joue exactement ce rôle pour votre béton : une couche protectrice qui empêche l’eau et les contaminants de pénétrer.
La documentation technique de l’INRS confirme que les résines époxy ont de bonnes propriétés mécaniques et une bonne résistance chimique. Concrètement, ça signifie que le sel de calcium, l’huile moteur et l’antigel qui coulent de votre véhicule restent en surface au lieu de s’infiltrer dans le béton.
Voici ce qui différencie les options disponibles pour un garage québécois :
| Critère | Béton nu | Époxy | Polyuréa |
|---|---|---|---|
| Résistance sel/calcium | Faible | Bonne | Excellente |
| Imperméabilité | Nulle | Très bonne | Excellente |
| Durée de vie estimée | 5-10 ans | 10-20 ans | 15-25 ans |
| Coût au pied carré | — | 3 $ à 12 $ | 8 $ à 15 $ |
| Entretien | Difficile | Facile | Très facile |

Mon avis ? Pour un garage québécois, l’époxy bien installé reste mon premier choix si vous cherchez un choix de matériaux sains pour votre rénovation sans exploser le budget. Le polyuréa coûte plus cher et n’est pas toujours nécessaire pour un usage résidentiel standard.
Les conditions pour que ça marche vraiment
Franchement, je déconseille de vous lancer sans comprendre un point crucial : l’époxy, ça ne pardonne pas les raccourcis. Sur les chantiers de rénovation que j’ai pu observer dans le Grand Montréal, l’erreur la plus courante reste l’application sur un béton mal préparé. Le revêtement se décolle dès les premiers cycles gel-dégel.
Attention piège classique : Un béton qui « a l’air sec » ne l’est pas forcément. L’humidité remonte par capillarité. Sans test d’humidité, vous jouez à la roulette russe avec votre investissement.
La préparation représente facilement 70 % de la qualité finale. Le béton doit être parfaitement sec, poncé ou grenaillé pour créer une surface d’accroche, et exempt de toute huile ou contaminant. C’est la théorie. Dans la vraie vie, ça demande du temps, de l’équipement et du savoir-faire.
Autre point non négociable : la température. L’époxy nécessite généralement un minimum de 10 °C pour polymériser correctement. Installer ça en novembre à Laval ? Mauvaise idée. J’ai rencontré Sylvie, une propriétaire de Chomedey, qui avait justement essayé la peinture à plancher il y a cinq ans — résultat désastreux. Quand elle a finalement opté pour l’époxy professionnel, elle a dû attendre le printemps suivant pour que les conditions soient réunies.
Côté réglementation, aux termes de la réglementation RBQ, l’entrepreneur doit détenir une licence de la Régie du bâtiment du Québec. Pour les revêtements de sol, c’est la sous-catégorie 9 qui s’applique. Vérifiez avant de signer quoi que ce soit — un installateur comme prospecspolymeres.com devrait pouvoir vous fournir son numéro de licence sans hésiter.
Avant de signer : 7 points à vérifier avec votre installateur
-
Licence RBQ valide (vérifiable en ligne) -
Préparation du béton incluse dans le devis (ponçage ou grenaillage) -
Test d’humidité prévu avant application -
Épaisseur du revêtement précisée par écrit -
Délai de séchage complet avant utilisation du garage -
Garantie écrite sur la durée et les conditions -
Photos de chantiers précédents dans la région
Vos questions sur le plancher époxy en hiver
Peut-on installer de l’époxy en hiver au Québec ?
Techniquement oui, si le garage est chauffé et maintenu au-dessus de 10 °C pendant toute la durée du séchage (souvent 5 à 7 jours). En pratique, la plupart des installateurs préfèrent travailler entre avril et octobre pour éviter les complications.
Combien de temps dure un plancher époxy au Québec ?
Avec une installation professionnelle et un entretien minimal, comptez 10 à 20 ans. J’ai accompagné Martin, un propriétaire de Laval-des-Rapides dont le béton était fissuré après 8 hivers. Son époxy tient depuis 3 ans sans le moindre dommage.
L’époxy résiste-t-il vraiment au sel de calcium ?
Oui, c’est justement l’un de ses points forts. Contrairement au béton poreux qui absorbe les chlorures, l’époxy forme une barrière étanche. Le sel reste en surface et se nettoie facilement au jet d’eau ou à la vadrouille.
Vaut-il mieux un kit DIY ou une installation professionnelle ?
Les kits vendus en quincaillerie sont moins épais et moins durables. Si vous cherchez une solution qui va durer plus d’une décennie, l’installation pro vaut l’investissement. La préparation du béton fait toute la différence — et c’est rarement bien faite en DIY.
Quel est le prix moyen pour un garage double ?
Selon les estimations de prix 2025 de Soumissions Québec, comptez entre 3 $ et 12 $ du pied carré. Pour un garage de 500 pieds carrés, ça représente entre 1 500 $ et 6 000 $ tout inclus. L’écart dépend de l’état du béton, du type de finition et de la région.
Si vous êtes rendu à planifier sérieusement vos travaux, jetez un œil à ce guide sur la planification de vos travaux à Montréal pour éviter les mauvaises surprises budgétaires.
La prochaine étape pour vous
Le plancher de garage, c’est un investissement qu’on fait une fois tous les 15 ou 20 ans quand c’est bien fait. Prenez le temps de comparer au moins trois soumissions, vérifiez les licences RBQ, et surtout : n’acceptez jamais un installateur qui veut sauter l’étape de préparation du béton. C’est là que tout se joue.